A quelques semaines de la présidentielle d’octobre prochain, le locataire d’Etoudi a enfin suspendu ce 29 août son long silence pour recevoir Thierry Marchand, le diplomate français, arrivé au terme de sa mission dans notre pays. Avec qui il a eu des échanges qualifiés de fructueux, sur les échanges bilatérales et la sécurité.
Paul Biya sort de sa latence pour recevoir l’ambassadeur de France en fin de séjour au Cameroun
Dans un entretien, qualifié lui-même de « cordial et dense », le président camerounais a échangé avec le diplomate français arrivé en fin de mission.
Cet entretien s’est tenu dans un contexte où le président a systématiquement boudé ces derniers jours les différentes délégations de Camerounais, invités au palais par le Sgpr. Parmis lesquels des parlementaires, des membres du gouvernement, ainsi que des chefs traditionnels et dignitaires religieux.
Ce choix que les thuriféraires du régime qualifient de stratégique, soulève des interrogations profondes sur les rapport ambiguës entre Biya et ses concitoyens.
Un président déconnecté de la réalité…
Depuis plusieurs mois, le candidat du Rdpc à la présidentielle d’octobre prochain, semble s’être retiré des affaires internes du pays. Sa décision de recevoir un diplomate étranger tout en ignorant les nombreuses délégations nationales témoigne d’un mépris évident pour les préoccupations de ses compatriotes.
En effet, alors que le pays se prépare pour des élections présidentielles très attendues, le président n’a pas jugé nécessaire de rencontrer les acteurs politiques et de la société civile, leur laissant ainsi le sentiment d’être délaissés.
La relation avec la France : Une priorité suspecte…
La déclaration de Paul Biya sur la relation de confiance entre le Cameroun et l’hexagone révèle une priorité inquiétante : celle de privilégier les relations diplomatiques au détriment des affaires internes du pays, à quelques semaines seulement d’un scrutin cruciale.
» Nos deux pays sont engagés dans une relation de confiance « . A-t-il déclaré sur ses plateformes numériques. Soulignant ainsi une dynamique qui semble plus favorable aux intérêts étrangers qu’à ceux de son propre peuple.
Un mépris également affiché à l’endroit des médias locaux…
Parallèlement, le mépris de Biya est également palpable dans la manière dont les sources d’informations stratégiques sont ouvertes aux journalistes étrangers, tandis que les médias locaux continuent de faire face à un désintérêt manifeste. Cette dynamique crée un environnement où les récits des Camerounais sont souvent éclipsés par des narrations extérieures. Renforçant le sentiment d’aliénation au sein de la population.
Une rupture profonde entre le président et son peuple…
Le comportement de Paul Biya face à ses compatriotes souligne une rupture profonde entre le président et son peuple. En privilégiant les relations internationales au détriment des préoccupations nationales, il accentue le sentiment de mépris envers un peuple, dindon de la farce.
En cette période cruciale, où le pays se prépare à élire son futur dirigeant, il est impératif que les voix camerounaises soient entendues et prises en compte. La nation mérite un président qui valorise ses citoyens et leur accorde l’importance qu’ils méritent.