Dans le grand théâtre de la politique camerounaise, un acteur se distingue par ses performances rocambolesques : le vice-premier ministre et Sg du Rdpc. Cet homme, né en 1944 à Balessing, vient de nous gratifier d’une nouvelle pièce de théâtre en affirmant qu’il serait plus ancien dans l’ordre de succession que Sa Majesté Tchendjou II Sokoudjou Rameau Jean Philippe.
Jean Nkuete : Le roi des menteries et les illusions d’un vice-premier Ministre
Par Thomas Tankou____________
Comment le Secrétaire Général du Rdpc peut-il se prendre pour un monarque ? Intrusion dans un épais rideau de nuage…
Une intronisation éclair comme « Kuipou » du chef Balessing…
Jean Nkuete prétend avoir été intronisé en 1951 comme adjoint au chef Balessing, tandis que le chef Sokoudjou n’a été installé au trône des Bamendjou qu’en 1953. Soit !
Mais quel sens aigu du timing ! Mais rappelons que, dans l’Ouest Cameroun et chez les Bantous en général, être « adjoint » à un chef n’est pas une carte de visite pour le pouvoir traditionnel. En fait, cela ressemble plus à un titre honorifique qu’à une véritable légitimité. Un peu comme si l’on disait être le « chef de l’équipe de vente » au sein d’une grande entreprise commerciale, qui est chapeauté par un Directeur général.
Cahier d’un retour de l’enfant prodige…
Il s’est présenté à Mbouda, convié par le chef de la délégation permanente du Rdpc de céans. Le cœur plein de revanche, prêt à distiller des coups aux adversaires politiques. Que de bravoure !
Mais cette bravade ressemble davantage à une tentative désespérée de cacher une réalité bien plus terne.
Après tout, un « Kuipou » — comme on appelle les adjoints chez les grasfields de l’Ouest Cameroun— n’est qu’un notable sans pouvoir réel, un prince sans royaume. Plus un conseiller qu’un roi, et il est peut-être temps de le reconnaître.
La sortie du Fo’o de Bamendjou qui a provoqué l’ire de Jean Nkuete…
Le chef Sokoudjou, quant à lui, a récemment exprimé son souhait de voir les leaders politiques de l’opposition camerounaise, dominer leurs égos pour présenter un candidat consensuel à la présidentielle d’octobre prochain. Cela a dû sonner comme une alarme pour Jean Nkuete, qui n’a certainement pas apprécié l’idée d’un chef traditionnel prônant l’unité. Oh, l’horreur ! Que faire quand un chef se permet de suggérer que les vieilles recettes de pouvoir doivent évoluer ?
Un politicien visiblement dans la détresse…
Jean Nkuete, le patron « honorifique » du Rdpc, semble bien mal à l’aise face à cette dynamique. Après tout, un échec du candidat Biya pourrait le renvoyer à Balessing pour s’occuper de sa notabilité. Pas de trône, pas de pouvoir, juste un retour à la réalité.
Peut-être que cela expliquerait sa dernière tirade sur l’ordre de succession, une tentative maladroite de masquer ses propres insécurités.
Un mirage dans le désert politique…
Avec son discours empreint de fausse grandeur sur le plan coutumier, Jean Nkuete est un peu comme un acteur sur la scène traditionnelle, criant plus fort que le reste, mais sans véritable audience. Le pouvoir des ancêtres qu’il revendique n’est qu’une illusion, un mirage dans le désert politico-traditionnel.
Peut-être qu’un jour, au lieu de nous raconter des histoires de grandeur, il pourrait faire preuve d’humilité et reconnaître que les vrais monarques ne se mesurent pas seulement à l’ancienneté, mais à la sagesse et à la capacité à unir.
Mais tant qu’il préfère le spectacle, il continuera à jouer son rôle, pour la gloire d’un champion, au crépuscule d’un pontificat présidentiel qui bat tous les records. Une curiosité planétaire !
Après tout, le public adore et commente sous les chaumières, cette autre comédie. Curieusement mise en scène en plein cœur du pays bantou.