L’incident d’une rare violence survenu dimanche dernier, qui a empêché la tenue de l’Assemblée des structures locales du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun à Bamenssingue, résonne comme un symbole de décrépitude de l’état de droit au Cameroun. Évocation.

Quand des barbouzes s’en prennent aux militants du Mrc dans les Bamboutos

Par Thomas Tankou____________

Cette agression, loin d’être un simple fait isolé, met en lumière des questions fondamentales concernant la gouvernance, les droits civiques, et le respect de la dignité humaine.

Un État de Droit en Déclin…

La présence manifeste des forces de maintien de l’ordre, qui ont choisi de rester en retrait pendant que le chaos s’installait, soulève des interrogations inquiétantes. En affirmant qu’elles ne souhaitent pas s’impliquer dans des questions politiques, ces éléments de nos forces trahissent leur véritable devoir : protéger les citoyens et garantir l’application de la loi. Cette inaction qui, fort heureusement n’est pas imputable à tout le corps représente une abdication de leur rôle républicain et contribue à un climat d’impunité où la violence peut régner sans entrave.

La brutalité et l’Intimidation…

Le saccage du matériel installé par les militants du Mrc pour leur réunion, par des groupes non identifiés, sans intervention des forces de sécurité, révèle non seulement une stratégie de terreur, mais aussi l’intention délibérée d’étouffer toute opposition.
Les coups durs portés à la réunion témoignent d’une tentative calculée de déstabilisation.

La résilience des militants…

Malgré cette agression, il est essentiel de saluer la conduite affichée par les militants du Mrc. Face à la provocation et à la violence, ils ont fait preuve d’une remarquable résilience, choisissant de ne pas répondre à la barbarie par la barbarie.

Cette attitude illustre une maturité civique et un engagement envers des principes démocratiques, des valeurs qui sont plus que jamais nécessaires pour faire face à la dégradation de l’état de droit.

La réalisation des droits civiques…

L’incident de Bamenssingue n’est pas seulement une attaque contre un parti politique ; c’est une atteinte aux droits de tous les citoyens camerounais. Le droit de se rassembler, de débattre, et de revendiquer des changements ne doit pas être marchandé ni réprimé. Chaque citoyen a le droit de se faire entendre, et défendre ces droits doit être un devoir collectif.

Un appel à l’action…

Face à cet état alarmant, il est impératif que les Camerounais prennent conscience de l’urgence de la situation. Il plus que jamais nécessaire de veiller à ce que de tels incidents ne se reproduise.
La solidarité entre citoyens, indépendamment de leurs affiliations politiques, est essentielle pour contrer cette dynamique destructrice.

La face visible d’une crise plus profonde…

L’effondrement de l’état de droit au Cameroun se révèle de manière alarmante à travers l’incident de Bamenssingue. La présence passive des éléments de nos forces de l’ordre face à la violence et l’intimidation, ainsi que le saccage des biens, ne sont que des facettes d’une crise plus profonde. Pourtant, le courage et la résilience des militants du Mrc offrent un espoir. En défendant leurs droits de manière pacifique et déterminée, ils montrent la voie vers une véritable démocratie, un système où la justice prévaudra. Il est temps que chaque citoyen engage le combat pour la dignité, la justice et la liberté, car l’avenir du Cameroun dépend de notre capacité à résister à l’oppression.