Ah, le monde merveilleux de la politique et de ses réseaux ! Voilà qu’une élue Rdpc, figure emblématique, a décidé de mettre son savoir-faire en matière de parrainage au service d’une noble cause : aider les aspirants avocats à obtenir ce précieux sésame, la lettre de recommandation. Erreur, le barreau est contre cette démarche, qui rime avec clientélisme, traffic d’influence…
L’art du parrainage au Rdpc : Quand la politique s’invite à l’examen du barreau
Par Thomas Tankou___________
Quelle générosité ! N’est-ce pas touchant de voir une sénatrice tendre la main aux jeunes candidats en détresse ?
Cependant, permettez-moi de prendre un instant pour apprécier la délicatesse de cette initiative. On ne peut que saluer la façon dont elle sublime le concept traditionnel de méritocratie. Pourquoi s’embêter à passer des heures à réviser les codes de la profession ou à décrocher une recommandation basée sur le mérite, quand il suffit de faire un petit coucou à une personnalité influente ?
Mais attendez un instant, qu’est-ce que ce tempérament nostalgique de l’Ordre des Avocats ? Le Bâtonnier, dans sa manière d’exprimer son désarroi face à cette ingérence, évoque des lois et des traditions. Mais enfin, pourquoi s’accrocher à des choses aussi désuètes ? Qui aurait cru que la simple sollicitation d’une lettre puisse susciter tant de remous ? Laissons donc ce petit détail de côté.
Il serait donc illusoire de penser que la carrière d’un avocat pourrait être bâtie sur une série de choix éclairés et fondés sur des compétences réelles. Non, non, il faut reconnaître que la scène judiciaire a besoin de ce petit coup de pouce amical d’une élue du régime ! Qui n’a jamais rêvé de voir un justiciable se présenter au barreau avec un bagage politique en guise de dossier ?
Quand on dit que les relations sont essentielles dans le monde du droit, qui aurait voulu dire que cela pourrait aller jusqu’à glisser une recommandation bien placée dans le mille ? C’est un peu comme si l’on vous offrait une carte VIP pour entrer à un bal où seuls les nantis dans la bonne nomenclature sont conviés, mais ne soyons pas trop cyniques : il s’agit simplement d’un petit coup de main d’une représentante bien intentionnée !
Laissons donc la méritocratie aux rêveurs et aux idéalistes. Ici, au cœur de cette luxueuse danse du parrainage, nous apprenons que le réseau peut rivaliser avec le savoir-faire. Et n’oublions pas, chers candidats, il est bien plus chic d’arpenter les couloirs du barreau avec une lettre de recommendation rédigée dans un bureau cossu que de s’y frayer un chemin à la sueur de son front.
En somme, si ces agissements ne sont pas de l’opportunisme, alors il est portant urgent de redéfinir le mot dans le dictionnaire. Bravo, Françoise, pour cette brillante illustration de ce que la politique peut offrir aux ambitions de la jeunesse ! Après tout, qui aurait pensé qu’un examinateur apprécierait davantage un parrainage qu’un bon vieux sujet de droit ?
Allons-y seulement…
