Le 7 octobre 2025, le Tribunal de première instance de Dschang rendait une ordonnance marquante en faveur des ayant-droits de feu Penka Michel. Interdisant au professeur Soh Charles, à la chaîne Vox Africa, ainsi qu’à Radio Bansoa Université (Rbu), de diffuser des contenus relatifs au film documentaire « Penka Michel, toponymie d’une circonscription administrative ». Mais entre temps, l’affaire semble avoir connu d’autres développements. Le procès est renvoyé au 22 janvier prochain.
L’affaire prend une tournure inattendue au Tribunal de première instance de Dschang
Par Thomas Tankou____________
Cette décision, qui suspend toute publication liée à ce sujet, est valable jusqu’à ce qu’une issue définitive soit trouvée dans les procédures pénales en cours contre le professeur Soh et d’autres parties impliquées. Une astreinte quotidienne de 500 000 francs CFA a été imposée par jour de retard, quant à l’application de cette ordonnance.
Le procès actuellement pendante devant le juge des référés, concerne spécifiquement l’exécution de cette ordonnance, sans contester l’ordonnance sur le fond. Les avocats du professeur Soh Charles et des autres défendeurs remettent en question l’applicabilité de cette décision, développant l’argument selon lequel aucune preuve n’a été présentée pour démontrer l’existence des poursuites pénales mentionnées par le juge des référés. Selon eux, c’est cette absence de preuve qui conditionne toute exécution des mesures décidées.
La situation souligne la responsabilité des ayant-droits de feu Penka Michel de fournir des preuves tangibles concernant les arbitrages d’instance pénale qui auraient conduit à l’ordonnance. Ils doivent ainsi prouver au juge de l’exécution du contentieux, que les procédures pénales évoquées étaient bien sous le contrôle du juge des référés au moment de sa décision. Si ces preuves ne sont pas établies, cela pourrait conduire à une accusation de déclaration mensongère, étant donné qu’ils avaient mentionné l’existence de ces procédures dans leur assignation.
Lors de la première audience tenue le 15 janvier, l’absence de Maître Penka Michel et de ses ayants-droits a été remarquée, bien qu’un avocat ait représenté leurs intérêts avec une lettre de constitution. En revanche, le Conseil du professeur Soh Charles a soumis un bordereau de pièces ainsi que sa lettre de constitution, renforçant ainsi leur position.
L’affaire a été renvoyée au 22 janvier prochain, où la représentation de Maître Penka Michel est attendue pour présenter ses observations écrites concernant les griefs formulés contre leurs clients.
Cette affaire, marquée par son évolution et ses complications juridiques, reste au cœur des préoccupations au Tribunal de Dschang, et les implications des décisions futures demeurent à surveiller de près. Dans chaque tournure de ce procès, il s’agit de déterminer la crédibilité des allégations et de la justesse des preuves présentées.
