CHRONIQUE HEBDOMADAIRE DE PAUL FOTSING
Il commence par un œuf, subtilisé sous le regard impuissant d’un vendeur terrorisé à l’idée de perdre toute sa marchandise. Le voleur, encouragé par cette passivité, croit en son invincibilité. Son audace grandit, et il s’attaque cette fois au bœuf d’un berger.
Mais le berger, lui, n’est pas marchand d’œufs. Il n’a pas peur de la casse. Il n’a pas peur du combat.
Alors, que va-t-il arriver au voleur ?
La réponse est tout entière dans cette différence de réaction. Le premier, par crainte de tout perdre, a laissé faire, et a involontairement signé un chèque en blanc à la délinquance. Le second, défendant son outil de travail, son bien, sa survie, ne transigera pas.
Le sort du voleur ? Il sera rattrapé par la loi du talion, celle que dicte la colère de l’homme honnête qu’on pousse à bout. Il a cru que toutes les proies se valaient, que toute impunité était infinie. Erreur fatale.
L’œuf était un test. Le bœuf est la fin du jeu.
