La situation actuelle de la route Dschang-Melong, marquée par des éboulements récurrents et une gestion chaotique des travaux, soulève des questions cruciales sur l’efficacité et la transparence de la gestion des projets publics au Cameroun.

Un éboulement de trop qui interpelle le ministre Nganou Djoumessi

Par Thomas Tankou__________

Ce chantier, devenu le symbole d’un gaspillage d’État, met en lumière des problèmes systémiques qui méritent une attention particulière.

Un Échec Retentissant…

Les travaux de réhabilitation de la falaise de Dschang, confiés à une entreprise chinoise, étaient censés garantir la sécurité de cette voie stratégique reliant Bafoussam à Melong. Cependant, malgré un investissement colossal de plus de 10 milliards de FCFA, la route se dégrade de jour en jour. Les témoignages sur le terrain évoquent des fissures et des éboulements partiels, témoignant d’une exécution bâclée et d’un manque d’études géotechniques approfondies.

Les citoyens, qui empruntent quotidiennement cette route, ressentent une frustration croissante face à l’inefficacité des autorités. Un conducteur de transport déclare : “C’est inadmissible, on joue avec nos vies !” Cette indignation générale est symptomatique d’un profond mécontentement à l’égard des responsables, qui semblent se soustraire à leurs obligations.

Nécessité d’une enquête indépendante…

Face à l’accumulation des scandales, des voix s’élèvent pour exiger une enquête indépendante sur l’utilisation des fonds publics. Les citoyens, de plus en plus conscients des enjeux, demandent des comptes. Une question se pose : où sont passés les milliards syphonés des fonds publics ? Cette opacité dans la gestion des fonds publics nourrit un climat de méfiance envers les institutions de la République.

Un ingénieur local, sous couvert d’anonymat, révèle que les travaux se limitent à des interventions superficielles : “Ils ont juste gratté la terre et coulé un peu de ciment. Résultat : tout lâche déjà !” Cette déclaration illustre parfaitement l’ampleur du problème : des décisions prises sans rigueur et sans véritable vision de durabilité.

Un système public en panne…

La falaise de Dschang n’est pas qu’un simple tronçon routier ; elle représente un échec systémique. Les lenteurs bureaucratiques, la négligence et la corruption font partie d’un paysage où les priorités semblent déconnectées des besoins réels des citoyens. Ce contexte alimente un cycle de désespoir et de colère, comme le démontre la demande croissante pour une intervention directe du chef de l’État.

La population exige des sanctions et un changement de cap radical.

Ces appels à l’action illustrent une prise de conscience collective sur l’importance de la transparence et de la responsabilité dans la gestion des affaires publiques.

La gestion des travaux publics en question…

Le cas de la route Dschang-Melong est emblématique des défis auxquels le Cameroun fait face en matière de gestion des travaux publics. L’opacité qui entoure l’exécution des projets, associée à un manque de responsabilité, met en péril la sécurité des citoyens et alimente une crise de confiance envers les autorités.

Il est impératif que des mesures soient prises pour instaurer une gouvernance plus transparente et responsable, afin de garantir que les ressources publiques soient utilisées de manière efficace et au bénéfice des citoyens.

Tant que cette situation perdurera, des drames comme ceux déjà vécus risquent de se répéter, et avec eux, un sentiment d’impuissance face à un système en panne.