La situation actuelle dans le département des Hauts-plateaux à l’Ouest du pays, soulève des inquiétudes majeures quant au respect des droits humains et à l’intégrité des institutions démocratiques. À un moment critique où des voix s’élèvent ça et là pour condamner l’escalade.

Des militants du Mrc pourchassés et arrêtés. Accusés d’insurrection et rébellion

Par Chimène Etonde___________

Depuis le 28 octobre 2025, une vague d’arrestations arbitraires vise les militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc). À la manœuvre, une élite compradore à la solde du parti au pouvoir.

Des sources locales indiquent que ces actions sont orchestrées par le commandant de la compagnie de gendarmerie des Hauts-plateaux. Ce qui révèle une stratégie de répression politique qui érode les fondements mêmes de la démocratie.

Escalade inquiétante des arrestations…

Parmi les victimes de cette chasse à l’homme, Jean Clovis Teguia, Secrétaire de la Fédération départementale du Mrc, a été enlevé nuitamment à son domicile. Ce dernier n’a pas seulement été arrêté, mais également maltraité dans les locaux de la gendarmerie. Ces actes de violence et d’intimidation sont d’autant plus troublants qu’ils s’inscrivent dans un contexte où les militants du Mrc prônent la paix et le dialogue.

Les accusations d’intention d’insurrection portées contre M. Teguia sont d’une gravité inouïe, surtout lorsqu’on considère qu’il avait, quelques mois auparavant, alerté les autorités sur des manœuvres de déstabilisation menées par le même commandant de gendarmerie.

Ce contraste saisissant entre son engagement pour la paix et la répression qu’il subit souligne l’incohérence et l’absurdité des accusations qui pèsent sur lui.

Une vengeance politique déguisée…

Loin d’être des opérations de maintien de l’ordre, ces arrestations semblent être une vengeance politique systématique. Le Mrc, sous la direction de Maurice Kamto, a toujours affirmé son attachement à un changement pacifique et démocratique.

La volonté du Mrc à prôner le changement dans la paix et par les urnes désolidarise le mouvement de tout acte antirépublicain. Toute chose qui démontre la volonté du parti de contribuer à un climat de paix.
D’ailleurs le 16 juin 2025, Teguia signait un communiqué pour alerter les autorités sur les manœuvres incompréhensibles du même commandant.

Toutefois, ces efforts sont désormais réprimés avec une brutalité incompréhensible et injustifiée.

Les implications juridiques et morales…

Ces méthodes arbitraires ne respectent aucune des réglementations prévues par la loi camerounaise. Le droit à la liberté d’expression et d’association est fondamental dans toute société démocratique. Les actions de la gendarmerie, qui bafouent ces droits, mettent en lumière une dérive autoritaire qui menace l’équilibre des pouvoirs au Cameroun.

La répression des militants du Mrc et les accusations infondées de complot insurrectionnel sont des actes qui ne visent pas seulement à réduire au silence un parti politique, mais qui sapent également la confiance du peuple camerounais dans ses institutions.

Respect des droits fondamentaux…

La paix ne se limite pas à l’absence de conflit ; elle nécessite la justice et le respect des droits fondamentaux. Les méthodes de répression actuellement en vigueur dans les Hauts-plateaux doivent être dénoncées et condamnées. Il est impératif que la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains se mobilisent pour mettre un terme à cette violence institutionnelle et garantir la protection des droits des citoyens camerounais.

Le Mrc, et par extension tous ceux qui aspirent à une démocratie véritable et à la justice, ne devraient pas être les cibles de telles agressions.