La situation que vit actuellement les militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc) à Baham illustre les tensions politiques croissantes dans notre pays. Les militants de ce parti sont victimes ces jours, d’enlèvements aussi injustifiés qu’inacceptables. Sous le regard si non complice, du moins comparse de l’autorité traditionnelle de céans.

Le plaidoyer interpellatif d’un notable de la Cour, à Sa Majesté Pokam Max

Par Thomas Tankou___________

Les récents événements, notamment l’enlèvement suivi de l’incarcération du Secrétaire départemental du Mrc des Hauts-plateaux, soulignent une ostracisation systématique des militants de ce parti.
Malgré l’élimination injustifiée de son candidat lors de récente élection présidentielle.

Contexte politique…

La proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 12 octobre a été marquée par des tensions palpables à travers le pays. Bien que la colère des Camerounais ait été exprimée, Baham est resté relativement calme, exempt des violences qui ont pu éclater ailleurs. Ce calme apparent cache cependant une réalité inquiétante : un climat de peur et de répression orchestré par certains responsables locaux du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc).

Le plaidoyer de Jean-Baptiste Homsi…

Dans une vidéo poignante, ce patriarche notable à la cour royale interpelle le Chef Supérieur de Baham, appelant à une prise de conscience collective. Son message, empreint de respect mais aussi de fermeté, souligne que l’indifférence face à l’emprisonnement de Jean Clovis Teguia lui aussi notable à la Cour, pourrait mener à des conséquences encore plus graves pour d’autres. Homsi met en lumière une dynamique de peur qui semble s’installer au sein de la communauté Baham, où les militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun sont systématiquement ciblés.

Ostracisation des militants du Mrc…

L’ostracisation des militants du Mrc est d’autant plus paradoxale que le candidat de ce parti, Maurice Kamto, n’a pas participé au scrutin, ayant été arbitrairement écarté par le Conseil constitutionnel. Cette exclusion, n’a fait qu’accentuer le sentiment d’injustice parmi les partisans de ce parti. La persécution des militants, se manifestant par des arrestations et des menaces, révèle une volonté de la part des autorités de museler toute opposition. Rappelons ici que le départemental du Mrc a été enlevé ainsi que certains de ses amis politiques dont Françoise Tchomgui, Maxime Simo, Antoine Teguia, John Kamgaing…
Beaucoup de cadres de ce parti ont quitté la ville, craignant pour leur sécurité. Ceux qui y sont encore vivent dans les convulsions de l’inquiétude et le spectre de la peur.

Réactions et conséquences…

Le silence assourdissant des autorités locales et nationales face aux abus dénoncés par les militants du Mrc doit également être questionné. L’indifférence des autorités administratives locales, malgré les alertes lancées par des figures comme Jean-Baptiste Homsi, illustre un système qui préfère maintenir le statu quo, plutôt que de se pencher les préoccupations légitimes des citoyens.

Cette situation pourrait entraîner une radicalisation des militants, exacerbant les tensions dans une région où la paix est déjà fragile.

Une période cruciale…

La persécution des militants du Mrc particulièrement à Baham est le reflet d’un climat politique préoccupant au Cameroun. Alors que le pays traverse une période de turbulences et d’incertitude, il est crucial que la voix du peuple soit entendue et que les droits de tous les citoyens, indépendamment de leur affiliation politique, soient respectés.

La situation actuelle nécessite une vigilance accrue et un engagement pour la justice, afin d’éviter que d’autres voix ne soient réduites au silence.

La mobilisation citoyenne, comme le plaidoyer de Jean-Baptiste Homsi, représente un espoir pour un avenir où chaque Camerounais pourra s’exprimer librement sans crainte de répression.