Hier 31 octobre, le combattant Anicet Ekane et ses ses coaccusés, Florence Titcho, Djeukam Tchameni, et le professeur Calvin Aba Oyono, étaient présentés devant le commissaire du gouvernement, dans le cadre des contestations post-électorales.

Les prolongations se jouent au Tribunal militaire de Yaoundé

Par Cyprien Afana Ondoua__________

Cette audience s’inscrit dans un contexte tendu, marqué par une vague d’arrestations d’opposants et de militants suite aux contestations du résultat de la présidentielle du 12 octobre dernier au Cameroun.

État de santé inquiétant d’Anicet Ekane…

La situation du président du Manidem, en particulier, suscite de vives inquiétudes concernant sa santé. Des sources proches de son conseil rapportent qu’il était porté hier par deux gendarmes pour se déplacer au sein du tribunal. Avant même son arrestation à Douala d’où il s’est retrouvé à Yaoundé après un long voyage difficile, ce septuagénaire souffrait des problèmes respiratoires. Il a d’abord été incarcéré au Secrétariat d’État à la Défense, avant d’être convoqué pour comparution au Tribunal militaire.

Arrestations massives d’opposants…

Cette audience ne fait que refléter une situation post-électorale tumultueuse au Cameroun, où une vague d’arrestations a touché de nombreux opposants politiques. Selon des informations fournies par Me Hyppolyte BT Meli, conseil d’Anicet Ekane, son client a été « sorti brutalement » du Centre de la Gendarmerie, une action qui illustre la tension croissante entre les autorités judiciaires et les opposants politiques.

Un contexte regrettable de crise post-électorale…

Le climat actuel au Cameroun est marqué par une crise post-électorale, où les voix dissidentes sont de plus en plus réprimées.

Les 71 autres détenus au Secrétariat d’État à la Défense, dont 45 ont déjà été entendus par le Commissaire du Gouvernement, témoignent de l’ampleur de cette situation. Avec 26 autres auditions prévues pour lundi, la situation continue d’évoluer, plongeant le pays dans une incertitude politique grandissante.

Des préoccupations sur le plan des droits humains…

La comparution d’Anicet Ekane devant le Tribunal militaire est symptomatique d’une période trouble au Cameroun, où la répression des opposants soulève des préoccupations tant sur le plan des droits humains que sur la stabilité politique du pays. La communauté internationale et les organisations de défense des droits de l’homme suivent de près ces développements, espérant que les autorités respecteront les principes de justice et de transparence.