La crise politique en cours au Cameroun, consécutifs aux contestations entourant l’élection présidentielle au Cameroun soulèvent des questions essentielles sur l’intégrité du processus électoral et l’avenir de la démocratie dans le pays. Alors que les Camerounais de tous bords appellent à un apaisement préalable, l’organe en charge des élections terrasse le chantier des élections régionales.
Malgré les bourrage d’urnes, les falcifications des Pv, Erik Essousse félicite ses collaborateurs
Par Cyprien Afana_____________
L’annonce par Elections Cameroon (Elecam) d’organiser les élections régionales le 30 novembre, malgré le contexte turbulent, met en lumière des problématiques profondes liées à la fraude électorale.
Contexte de la situation électorale…
Le 14 novembre, lors d’une réunion à Yaoundé, le Directeur général d’Elecam, Erik Essousse, a congratulé ses équipes pour l’excellente conduite de l’élection présidentielle du 12 octobre. Pourtant, cette élection a été entachée de nombreux incidents de fraude, notamment le bourrage d’urnes et la falsification des documents électoraux.
Ces actes suscitent des interrogations quant à la crédibilité des résultats et à la légitimité du processus électoral.
Bourrage d’urnes et falsifications…
Alors que le Dg de Elecam félicite ses collaborateurs, les allégations de bourrage d’urnes sont particulièrement préoccupantes. En effet, ces pratiques visant à manipuler les résultats en faveur d’un candidat ou d’un parti politique, sapent ainsi les fondements même d’une élection libre et équitable. La falsification des procès-verbaux, qui devrait normalement garantir la transparence et l’exactitude des résultats, est une autre composante destructrice de ce système. Ces fraudes se sont révélées être des stratégies systématiques qui remettent en cause la confiance du public envers les institutions électorales.
Conséquences sur le processus démocratique…
La persistance de telles fraudes compromet non seulement la validité des résultats électoraux, mais crée également un climat de méfiance qui fragilise la démocratie dans son essence. Les citoyens peuvent percevoir que leurs voix n’ont pas d’impact, ce qui peut les pousser à l’apathie ou à des mouvements de contestation. La résilience de la population face à ces irrégularités est un enjeu crucial pour l’avenir politique du Cameroun.
Préparatifs pour les élections régionales…
Malgré ce tableau sombre, Erik Essousse assure que tout est en place pour les élections régionales à venir. Cette affirmation soulève des inquiétudes quant aux mesures prises pour éviter la répétition des fraudes observées lors de l’élection présidentielle. La précipitation dans l’organisation de ces élections dans un contexte aussi chaotique pourrait être perçue comme une tentative de maintenir la façade d’une démocratie fonctionnelle, sans s’attaquer aux racines des problèmes.
Nécessité d’une réforme profonde…
L’attention doit être portée sur la nécessité d’une réforme profonde d’Elecam et des processus électoraux au Cameroun. La fraude électorale, en tant qu’épine dorsale des activités d’Elecam, doit être combattue avec sérieux pour restaurer la confiance des citoyens. Les prochaines élections régionales devraient représenter une opportunité cruciale pour faire émerger un véritable changement. Mais l’on se rend compte que les dés sont pipés d’avance. Renforcer la transparence et redonner un sens aux élections est essentiel pour garantir un avenir démocratique au Cameroun. Les citoyens doivent être en mesure de croire en la possibilité d’un véritable choix, sans la peur de manipulations frauduleuses.
