Le phénomène observé à Nsouchie soulève de sérieuses interrogations. Après les dommages signalés à l’École publique de Ngambouo 2, plusieurs logements seraient désormais affectés, tandis que des témoignages évoquent des venues d’eau directement depuis le terrain. Une expertise hydrogéologique et géotechnique apparaît indispensable pour établir les causes et prévenir de nouveaux effondrements.
Kouoptamo : Des familles entières chassées de leurs maisons par des inondations
Par Sam Noukat
(de retour de Kouoptamo)_______
À Ngambouo 2, dans le département du Noun, des habitations sont gagnées par les eaux et certaines constructions se se sont effondrées après les précipitations de la semaine dernière. L’apparition de venues d’eau directement depuis le terrain soulève des interrogations sur la stabilité des sols et impose une évaluation technique rapide.
La situation devient alarmante dans le secteur de Nsouchie, à Ngambouo 2, localité relevant de l’arrondissement de Kouoptamo, dans la région de l’Ouest. Plusieurs ménages se retrouvent confrontés à la dégradation de leurs conditions de logement, alors que des bâtiments auraient déjà cédé sous l’effet de phénomènes hydriques dont l’origine reste à déterminer. Les conséquences humaines et matérielles pourraient s’aggraver si aucune mesure préventive n’est prise dans les meilleurs délais.
Les informations recueillies sur place font état de logements submergés et d’effondrements signalés dans ce secteur également connu sous les appellations de Chounoun ou Pont du Noun. Plus inquiétant encore, des riverains affirment observer des écoulements qui émergent directement de la terre. Un phénomène inhabituel qui mérite une attention particulière, au-delà des conséquences immédiates des intempéries.
Des dégâts qui dépassent le cadre scolaire…
Les premières alertes concernaient notamment l’École publique de Ngambouo 2, dont les installations ont subi des dommages. Les nouveaux signalements provenant du quartier Nsouchie suggèrent désormais que le problème ne se limite pas aux infrastructures éducatives.
Lorsque les eaux affectent simultanément des équipements collectifs et des habitations, la question de l’étendue du phénomène devient essentielle. Combien de maisons sont touchées ? Quels ménages ont perdu leur logement ? Des enfants, des personnes âgées ou des habitants à mobilité réduite figurent-ils parmi les victimes ? À ce stade, aucun bilan exhaustif n’est disponible dans les éléments que nous avons collectés sur le terrain.
Ces inconnues ne diminuent en rien l’urgence de la situation. Elles soulignent plutôt la nécessité d’un recensement précis des dommages, afin de déterminer les besoins prioritaires et d’organiser une réponse adaptée.
Des eaux qui émergent du terrain : une énigme à élucider…
L’un des aspects les plus préoccupants réside dans les témoignages faisant état d’une arrivée d’eau depuis le sol. Si ces observations sont confirmées, elles pourraient correspondre à plusieurs mécanismes : remontée de la nappe phréatique, saturation des terrains après des précipitations abondantes, circulation souterraine de l’eau ou résurgence naturelle.
Toutefois, aucune de ces hypothèses ne peut être retenue sans expertise. Des investigations hydrogéologiques et géotechniques permettraient de déterminer la provenance des écoulements, la nature des terrains et les éventuels risques d’affaissement ou d’instabilité des fondations.
La prudence s’impose donc face à toute explication hâtive. La proximité temporelle entre les pluies et les dommages constatés ne suffit pas, à elle seule, à établir un lien causal précis ni à identifier le mécanisme responsable.
L’urgence d’une réponse coordonnée…
Dans l’immédiat, la priorité devrait être accordée à la protection des habitants. Les constructions fragilisées nécessitent une inspection, tandis que les personnes exposées à un danger imminent doivent pouvoir rejoindre des lieux sûrs. Les autorités administratives, municipales et les services compétents en matière de protection civile gagneraient à coordonner rapidement l’évaluation de la situation.
Au-delà des mesures d’urgence, une cartographie des zones affectées et une étude des écoulements seraient nécessaires pour prévenir de nouveaux sinistres. Une assistance temporaire aux familles privées de logement devrait également être envisagée selon l’ampleur des pertes constatées.
Prévenir plutôt que subir…
À Ngambouo 2, les événements rapportés rappellent que la gestion des risques liés à l’eau ne saurait se limiter à la réparation des dégâts après chaque épisode pluvieux. Elle suppose une connaissance des caractéristiques du terrain, une surveillance des secteurs vulnérables et une planification adaptée de l’occupation des sols.
L’enjeu dépasse ainsi le seul rétablissement de la situation immédiate à Nsouchie. Il s’agit de comprendre pourquoi l’eau affecte les bâtiments et semble surgir de la terre, afin d’éviter que les habitants ne soient exposés à de nouveaux dommages. En attendant les conclusions des spécialistes, la vigilance reste indispensable : derrière les murs endommagés et les logements menacés, ce sont des familles, leur sécurité et leurs conditions d’existence qui sont en jeu.
