Dans le grand théâtre du Palais d’Etoudi, où se trament les intrigues les plus rocambolesques, une pièce macabre est est en train d’ être mise en scène. Les ministres, parlementaires et autres forces vives de la nation, ont défilé dans l’une des pièces de cette édifice, convoqués par le Ministre d’État, Ferdinand Ngoh Ngoh.
Enfumage, entourloupe, et esbroufe : bienvenue dans le grand cirque politique camerounais !
Par Thomas Tankou_____________
Les personnalités citées plus haut, ont eu l’immense privilège de participer à des concertations dignes des plus grands spectacles de magie. Et quel tour de passe-passe ! Pendant que certains applaudissent, d’autres, plus lucides, choisissent de rester dans l’ombre, refusant de se prêter à cette mascarade.
Georges Dougueli, journaliste de Jeune Afrique – ce journal africain dont le siège est à Paris – ne s’est pas gêné pour dénoncer cette farce. Selon lui, l’Histoire retiendra que des figures emblématiques comme René Sadi, Issa Tchiroma, Samuel Eto’o et consorts, ont eu le cran de ne pas se plier aux « Très Hautes Instructions ». On ne saurait mieux dire : résister à l’appel de l’absurde, c’est faire preuve de courage dans un pays où le banditisme politique semble être la norme. Laurent Esso, le cœur du pays, dixit « Petit pays », n’a pas trouvé nécessaire de s’abreuver à cette soupe nauséeuse.
Une invitation à la tragi-comédie…
Mais que se passe-t-il réellement dans ce Palais de l’Unité ? Si Paul Biya, le grand manitou, souhaite discuter des modalités de sa propre succession, il serait de bon ton qu’il le fasse lui-même nooon ? Même les Papes prennent part aux conclaves qui les élisent, alors pourquoi pas notre président ? Peut-être que la crainte de devoir affronter ses « créatures » qui sont entre temps devenues des bêtes féroces. Après tout, qui aime vraiment se frotter à la réalité ?
Un courage puisé à la source de notre omni-absent national…
Ceux qui ont brillé par leur absence lors de ces concertations méritent une mention spéciale. En s’éclipsant, ils ont révélé la supercherie qui se cache derrière ces réunions. Leurs actes sont un cri de désespoir face à un système qui semble de plus en plus désenchanté. La légitimité de ces rencontres est mise à mal, et la voix de ceux qui refusent de jouer le jeu est plus forte que jamais.
Un cirque orchestré par l’ancien séminariste lui-même et sa clique…
En somme, ce cirque politique, orchestré par Paul Biya et sa troupe, ne fait que divertir un public qui commence à se lasser des mêmes vieux tours. La supercherie du siècle se dessine, et les Camerounais, de plus en plus conscients, ne se laissent plus berner si facilement. Peut-être que la prochaine fois, Biya pensera à prendre place sur scène, plutôt que de laisser ses acolytes jouer les marionnettes. En attendant, le spectacle continue, et nous, spectateurs, avons tout intérêt à rester vigilants.
