Maurice Kamto s’est désolidarisé du meeting prévu au stade Omnisports Ahmadou Ahidjo, à l’effet annoncé de présenter l’oiseau rare. Cette rencontre a été très vite interdite par le sous-préfet. L’animal renifle… le chasseur et les chiens piaffent d’impatience…

Ces acteurs du processus qui dansent plus vite que le rythme de la musique

Par Thomas Tankou_____________

L’actualité politique au Cameroun est marquée par des tensions croissantes, notamment autour de la candidature consensuelle de l’opposition à l’élection présidentielle du 12 octobre prochain.
La récente décision de Maurice Kamto de se désolidariser du meeting prévu au stade Omnisports Ahmadou Ahidjo illustre la complexité du paysage politique actuel. Cette situation soulève des questions cruciales sur l’opposition, le rôle de l’administration, et le choix du candidat consensuel.

Les interdictions administratives : Une pratique à plusieurs vitesses…

L’interdiction du meeting de Yaoundé par le sous-préfet témoigne d’une volonté manifeste de restreindre la liberté d’expression et le droit de réunion. Ce type de répression à tête chercheuse ne fait qu’accentuer la méfiance entre l’administration et les acteurs politiques. Les interdictions ne sont pas seulement une atteinte aux droits civiques, mais elles freinent également le processus démocratique en empêchant le dialogue et la concertation nécessaires entre les différentes forces politiques.

L’administration devrait comprendre que la diversité des opinions et des voix est essentielle pour une démocratie saine. En agissant de la sorte, elle ne fait que renforcer le sentiment d’injustice et d’exclusion parmi les citoyens, conduisant à une polarisation accrue de la société.

L’empressement de l’opposition : Un risque de divisions…

Dans ce contexte, l’attente entourant le choix du candidat consensuel au sein de l’opposition est teintée d’impatience. Certains membres de l’opposition, frustrés par le silence de Kamto, ont qualifié ce dernier de méprisant et d’égoïste. Cette critique est problématique, car elle pourrait créer des divisions au sein de l’opposition, affaiblissant ainsi son impact face à l’administration.

Le calendrier fixé par Kamto pour rencontrer d’autres candidats est un geste stratégique. En prenant le temps de consulter et de discuter, il vise à construire une coalition solide pour faire face aux défis à venir. L’empressement de certains à imposer un candidat consensuel pourrait nuire à la recherche d’un consensus réel, basé sur des valeurs communes et des objectifs partagés.

Tout ceux qui aspirent à l’alternance doivent être patient…

La situation politique actuelle au Cameroun appelle à une réflexion approfondie sur le rôle de l’administration et la dynamique au sein de l’opposition. Les interdictions administratives doivent être dénoncées pour leur caractère arbitraire et répressif. Parallèlement, il est essentiel que les membres de l’opposition fassent preuve de patience et de solidarité, en soutenant un processus de consultation qui vise à renforcer leur unité. La recherche d’un candidat consensuel ne doit pas se faire au détriment de la cohésion et de la stratégie collective, mais plutôt comme un moyen d’engager un véritable dialogue démocratique.