Dans le groupement de Bameka, situé dans le département des Hauts-plateaux de l’Ouest Cameroun, une rumeur persistante sature les réseaux sociaux, suscitant l’inquiétude au sein de la communauté.

Sa Majesté Takoukam Jean Raymond rassure ses filles et fils du Cameroun et de la diaspora

Par Sam Noukat (envoyé spécial à Bameka)

Selon des informations qui circulent sur les réseaux sociaux depuis un peu plus de deux mois, un mystérieux fantôme invisible serait responsable de la destruction de plantations et d’habitations dans le quartier Toh’ppho à Latsit par Bameka.

Une rumeur dévastatrice…

Des notables du village Latsit, convoqués par Sa Majesté Takoukam Jean Raymond, le Feuh de Bameka se sont réunis à la chefferie pour discuter de cette insaisissable rumeur. Dans un témoignage recueilli lors de cette rencontre, un notable de la caste des neuf a exprimé son incompréhension face à cette situation : « Nous avons aussi été au courant de cette mauvaise nouvelle, mais personne ne confirme avoir vu ledit fantôme. » Cette déclaration met en évidence l’incertitude qui règne au sein même des figures d’autorité du village.

La réaction du Chef du groupement…

Sa Majesté Takoukam Jean Raymond a pris la parole pour rassurer son peuple. Il a qualifié ces histoires de « pures affabulations », soulignant que des individus malveillants, qui manipulent l’opinion sont en train d’être identifiés. Selon lui, ces rumeurs sont alimentées par des personnes qui exploitent les réseaux sociaux pour diffuser des informations sans fondement.

Dans une déclaration ferme, il a déclaré : « Ce sont des histoires montées de toutes pièces par des individus qui sont en train d’être identifiés. »

Le monarque a ainsi lancé un appel à la vigilance, exhortant la population à ne pas céder à la panique. Il a insisté sur la nécessité de vérifier les informations avant de les propager, afin de préserver la quiétude des communautés.

Un écho des craintes passées…

Cette situation n’est pas sans rappeler d’autres épisodes troublants qui ont secoué certaines villes du Cameroun, notamment les histoires de disparitions de sexes qui ont alimenté la peur au sein de la population. Le phénomène des rumeurs infondées semble donc avoir trouvé un nouvel écho dans le groupement Bameka, illustrant une tendance inquiétante à la désinformation.

L’impératif d’une communication responsable…

La rumeur du fantôme de Bameka souligne l’importance d’une communication responsable et vérifiée au sein des communautés. Alors que les notables restent en attente d’une clarification, le Chef du groupement s’active pour identifier les colporteurs de ces nouvelles troublantes. La situation appelle à une réflexion collective sur le rôle des réseaux sociaux dans la diffusion d’informations, et sur la nécessité de préserver la paix et la sérénité dans les villages.