Le Président de l’Assemblée Nationale, a signé le 14 novembre dernier une décision nommant de nouveaux membres à la Délégation Permanente Régionale du parti dans l’Extrême-Nord, avec ampliation au Secrétaire Général du Rdpc. 72 heures plus tard, Jean Nkuete, a sorti une mise au point pour recadrer l’incorrigible PAN. Ambiance électrique…
Vives tensions entre Ie Secrétaire Général et Cavaye Yegue Djibril
Par Thomas Tankou___________
Dans un contexte où les tensions politiques s’intensifient au Cameroun, les échanges épistolaires au sein du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc) met en lumière des rivalités internes qui pourraient avoir des conséquences désastreuses.
La récente décision du Président de l’Assemblée Nationale, de nommer de nouveaux membres à la Délégation Permanente Régionale dans l’Extrême-Nord, n’a pas trouvé un écho favorable auprès du Secrétaire Général du parti. Le SG du Comité central rappelle que la responsabilité dans le cas d’espèce incombe au Président national du parti.
Cet épisode illustre une fracture profonde au sein de la hiérarchie du parti au pouvoir et soulève des questions sur son avenir dans la région.
Les rivalités au coeur du Rdpc…
Ces événements mettent en exergue une lutte de pouvoir perceptible . Alors que Cavaye, un poids lourd politique, tente d’affirmer son autorité en nommant des alliés, Nkuete rappelle les règles établies, symbolisant ainsi un acte de défiance envers une certaine centralité du pouvoir au sein du Rdpc. Cette confrontation souligne non seulement des rivalités personnelles, mais aussi la fragilité d’un parti qui a longtemps été perçu comme uni et cohésif.
Les tensions ne se limitent pas à des enjeux de personnalité. Elles révèlent une absence de direction claire et un manque de consensus sur l’orientation stratégique du parti dans une région qui, traditionnellement, a été bastion de soutien au Rdpc.
Dégringolade de l’nfluence du Rdpc…
Depuis la dernière présidentielle, la dynamique est en train de basculer. L’Extrême-Nord, autrefois considéré comme un fief inébranlable du parti au pouvoir, est confronté à une érosion significative de l’influence du parti. Des facteurs socio-économiques, tels que la crise sécuritaire et la dégradation des conditions de vie, ont conduit à une perte de confiance de la part des électeurs. Ce décalage entre les aspirations des populations et la réalité politique est accentué par l’incapacité du parti à répondre adéquatement aux préoccupations locales.
De plus, l’influence grandissante de figures politiques alternatives et la montée de mouvements sociaux dans la région compliquent encore le paysage politique pour le Rdpc. La détérioration de son image parmi les électeurs du Septentrion est palpable, témoignant d’un besoin urgent d’un renouveau stratégique et d’une unité retrouvée au sein des instances décisionnelles du parti.
La question du leadership qui divise…
Les luttes internes au Rdpc n’est pas seulement une question de leadership, mais elle devient le révélateur d’une crise plus profonde. Pour qu’il puisse restaurer sa position dans l’Extrême-Nord, le parti devra non seulement panser ses blessures internes, mais aussi réévaluer sa stratégie politique face à une population de plus en plus désabusée. La menace de l’implosion interne, si elle n’est pas traitée avec prudence et réactivité, pourrait sceller définitivement l’avenir du Rdpc dans une des régions les plus stratégiques du pays.
Ainsi, cette crise de leadership pourrait bien être le signe avant-coureur d’un repositionnement majeur de la scène politique camerounaise, car la survie du Rdpc dans l’Extrême-Nord dépendra de son aptitude à se réinventer et à répondre aux attentes de ses bases.
