La récente révélation de la détention de 55 milliards de FCFA par des acteurs clés du gouvernement pour gérer les tensions postélectorales en rapport avec la présidentielle de 2025 expose crûment les failles de la gouvernance au Cameroun.
Cyrus Ngo au cœur de la manœuvre.

Détournement de 55 milliards FCfa : L’opacité de la gestion post-électorale

Ce scandale, touchant directement le Port Autonome de Douala (Pad), soulève des questions majeures sur l’utilisation des fonds publics et sur la transparence des opérations de l’État.

Une instruction étrangement directe…

Selon des informations concordantes, ces fonds auraient été débloqués sur ordre direct du Secrétaire général de la Présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, et gérés par le Directeur général du Port, Cyrus Ngo’o. Initialement, la justification des dépenses destinées aux forces de sécurité semblait plausible, mais le fait que 8 milliards de FCFA avaient déjà été attribués à cette fin par Paul Biya crée un doute significatif. Pourquoi la nécessité d’un montant aussi exorbitant ? L’absence de clarté quant à l’utilisation prévue de ces sommes ne fait qu’intensifier la suspicion.

Le mécanisme de la supercherie…

Le contrôle fiscal impromptu, qui a mis au jour cette affaire, souligne la fragilité de l’écosystème de contrôle économique au Cameroun. Si même des figures comme Ngo’o Ngoh ne pouvaient anticiper de telles vérifications, cela révèle une gestion extrêmement opaque des finances publiques.

L’angoisse qui a suivi la découverte de ces détournements semble indiquer une culture de la règlementation rudimentaire, où les règles sont souvent contournées au bénéfice d’un petit groupe au sommet.

Le défi de la transparence…

Face à ces événements, la question persiste : où sont réellement passés les 55 milliards de FCfa ? La gestion des fonds publics doit être réévaluée de manière rigoureuse pour redresser cette tendance vers l’opacité. Les crises de confiance envers les institutions gouvernementales doivent être abordées avec sérieux pour rétablir un climat d’intégrité.

Ce scandale n’est pas qu’un simple fait divers ; il représente l’échec d’un système qui privilégie les intérêts personnels au détriment du bien commun. Cette fois-ci, les fonds ont été détournés sous le prétexte de mater les contestations post-électorales nées de la présidentielle d’octobre 2025.