Ce 13 janvier 2026, l’ancien pensionnaire de la célèbre prison de Yaoundé rendra visite aux prisonniers politiques de Paul Biya, parmi lesquels Parfait Mbvoum et 170 autres incarcérés dans le cadre de la crise post-électorale qui secoue le Cameroun.
La portée symbolique d’une visite inattendue
Par Thomas Tankou___________
Cette visite revêt une importance particulière, tant pour sa portée symbolique que pour les conséquences qu’elle pourrait engendrer dans le paysage politique camerounais. En effet, Oyono, ayant lui-même été détenu dans la prison de Kondengui en raison des contestations post-électorales, est un symbole vivant des dérives du régime en place.
Une politique de deux poids, deux mesures….
La situation actuelle au Cameroun est emblématique d’une politique manipulatrice qui semble viser non seulement à diviser l’opposition, mais aussi à décourager toute forme de contestation. Le régime de Yaoundé utilise une approche sélective dans le traitement des opposants.
1.L’incarcération abusive des opposants :
Les arrestations de figures politiques, comme celles de Parfait Mbvoum Djeukam Tchameni, et bien avant eux Alain Figue, Bibou Nissack et les autres, illustrent une volonté manifeste de museler la dissidence.
À Kondengui, les détenus subissent des conditions de vie précaires et souvent inhumaines, aggravées par le manque de soins médicaux.
2.La libération sélective :
Certains opposants se voient accorder des libérations, souvent interprétées comme des gestes de clémence. Cependant, ces libérations ne sont rien d’autre qu’un outil stratégique pour montrer une façade de liberté et de justice tout en maintenant un contrôle serré sur ceux qui restent derrière les barreaux.
3.Pression sur d’autres :
D’après des rapports, certains détenus politiques sont poussés à des conséquences tragiques, notamment la mort, faute de soins appropriés. Ces tactiques soulèvent des questions sur le respect des droits humains et la morale d’un régime qui prétend agir pour le bien du peuple.
Impact sur la scène politique…
La visite du Professeur Oyono pourrait bien éveiller les consciences et renforcer la solidarité au sein de l’opposition. Une telle initiative met en lumière non seulement l’injustice subie par les prisonniers, mais également la répression systématique orchestrée par le régime en place. Cela pourrait inciter davantage de voix à se lever contre cette politique inégalitaire.
Une tactique bien calculée…
La politique de deux poids, deux mesures du régime de Yaoundé est une tactique calculée qui sert à affaiblir l’opposition tout en préservant les apparences d’un état de droit. La visite du Professeur Aba’a Oyono en témoigne, mettant en exergue les injustices auxquelles les prisonniers politiques font face, tout en appelant à un véritable changement dans la manière dont la justice est administrée au Cameroun.
À mesure que la pression monte, l’espoir demeure que ces actions inspirent un mouvement plus large en faveur de la vérité et de la justice au Cameroun.
