Plus d’un an après la tragédie de la falaise de Dschang, qui a coûté la vie à de nombreux Camerounais et a laissé des familles entières dans la douleur, des victimes encore introuvables.
Un 14ème corps vient d’être exhumé sur les lieux du drame hier lundi.
Par Chimène Etonde___________
Le corps d’une septuagénaire vient d’être extirpé des entrailles de la terre. La question qui se pose est celle de savoir où en est le gouvernement camerounais dans la gestion des conséquences de cet événement dévastateur ?
Alors que l’ opération des fouilles a été bâclée, l’utilisation du matériel rudimentaire soulèvent de sérieuses inquiétudes quant à la prise en charge sérieuse de cette crise.
Des fouilles interminables…
La découverte du 14e corps, celui de Manekeu epse Djoufack Régine, âgée de 77 ans, a ravivé la douleur des familles touchées. Chaque corps retrouvé éveille une promenade tragique dans la mémoire collective du pays. Cependant, alors que l’on dénombre des victimes, une question persiste : combien de corps pourraient encore rester ensevelis ? Cette incertitude alimente la détresse des familles et l’angoisse d’un avenir incertain.
Les autorités, au lieu d’être à l’avant-garde de la recherche de survivants, semblent avoir abandonné leurs concitoyens à leur sort. Il n’est pas exagéré de se demander si l’indifférence parmi les officiels n’est pas devenue la norme.
L’utilisation de matériel rudimentaire…
L’un des aspects les plus préoccupants de la situation réside dans les méthodes employées pour mener les recherches. Les équipes de secours semblent se débrouiller avec des moyens limités et des outils rudimentaires. Ce manque de ressources a directement impacté l’efficacité des efforts de recherche et de sauvetage. Dans un pays où la technologie et les innovations sont en plein essor ailleurs, il est incompréhensible de voir des équipes de secours s’en remettre à des méthodes archaïques.
Les collectivités locales, qui devraient être soutenues par l’État, se sentent abandonnées. Les habitants de Dschang ont fait preuve de résilience, mais ils ne devraient pas avoir à compenser les manquements d’un gouvernement qui a pour mission de les protéger.
Une insouciance inacceptable…
La tragédie de Dschang illustre l’insouciance des autorités face à la détresse des populations. La lenteur des opérations de sauvetage, couplée à l’utilisation de matériel inadapté, soulève des questions sur la priorité que le gouvernement accorde à la vie humaine en comparaison avec d’autres préoccupations.
Les promesses non tenues et l’absence de communication claire exacerbent le sentiment d’abandon ressenti par les victimes et leurs familles.
Les citoyens camerounais attendent une action rapide et efficace, ainsi qu’une prise de conscience des enjeux en jeu. Il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités au sérieux et mette en place des protocoles appropriés pour gérer des situations de crise similaires à l’avenir.
Appel à l’action des autorités camerounaises…
La tragédie de la falaise de Dschang ne doit pas être qu’un souvenir douloureux. Elle doit servir d’appel à l’action pour les autorités camerounaises. Les familles touchées méritent des réponses, alors que les citoyens appellent à une gouvernance plus responsable et attentive. La vie humaine ne peut et ne doit jamais être considérée comme secondaire face à d’autres préoccupations.
