Les militants du Fsnc dans l’Adamaoua n’entendent plus respecter les directives venues de Gambie.
La situation politique au Cameroun, notamment à Ngaoundéré, est ainsi marquée par une dynamique post-électorale complexe.
Le parti de Tchiroma décide de participer aux élections locales dans le Septentrion
Par Thomas Tankou avec Ibrahim Baba Matip___________
Les militant(e)s du Front Social National du Cameroun semblent déterminés à s’engager activement dans les préparatifs des élections législatives et municipales à venir, mettant de côté les tensions internes et les divergences exprimées par certains leaders, comme. Notamment le président national du parti qui a désigné un porte-parole, en la personne de la très respectée maître Alice Kom.
Cependant, ces élections représentent un tournant crucial pour l’avenir du Fsnc.
Une Crise passée, mais omniprésente…
La crise post-électorale née de la présidentielle d’octobre 2025 a engendré des désillusions au sein de plusieurs formations politiques, rendant la scène politique chaotique. Le Fsnc, traditionnellement perçu comme un acteur secondaire, a su tirer parti de cet environnement tumultueux. L’appel d’Aboubacar Siroma pour rassembler les militants en vue des prochaines échéances électorales souligne une volonté de galvaniser les énergies et d’unir les rangs.
Un afflux de nouveaux membres…
L’intégration des démissionnaires d’autres partis politiques, notamment de l’Undp, témoigne d’une attractivité croissante du Fsnc. Ce mouvement est révélateur d’un changement d’orientation pour beaucoup d’électeurs qui cherchent des alternatives viables dans un paysage politique en constante mutation. Le Fsnc pourrait alors bénéficier d’une base militante renouvelée, plus large et potentiellement plus engagée.
Les risques d’un boycott des élections locales…
Une question pesante demeure : que se passerait-il si le Fsnc décidait de boycotter ces élections locales ? Un tel choix pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l’avenir du parti. Voici quelques éléments à considérer :
1.Perte de visibilité politique : Boycotter les élections signifierait se retirer du débat public, provoquant une perte de pertinence et de légitimité face aux électeurs. Cela pourrait laisser le terrain libre aux partis adverses, renforçant la marginalisation du Fsnc.
2.Démotivation des militants : Les partisans du Fsnc, notamment ceux qui ont récemment fait le choix de rejoindre le parti, pourraient se sentir trahis et démotivés si leurs attentes de participation à la vie politique ne sont pas satisfaites. Cela pourrait conduire à un nouvel exode de militants, érodant encore plus la base du parti.
3.Opportunité de capitalisation non exploitée : Étant donné l’engouement suscité lors de la dernière présidentielle, un boycott serait une occasion manquée d’exploiter cette dynamique et de capitaliser sur le soutien populaire.
Les élections locales sont un terrain où le Fsnc pourrait réellement s’imposer et tester sa résilience.
Le parti de Tchiroma, à la croisée des chemins…
Le Fsnc se trouve à un carrefour décisif. Les décisions prises dans les semaines à venir détermineront son avenir politique. Face à un paysage électoral incertain, un engagement actif dans les prochaines élections locales est non seulement nécessaire, mais vital. Pour éviter une mort programmée, le Fsnc doit s’affirmer comme un acteur incontournable de la politique camerounaise en choisissant d’œuvrer pour l’avenir plutôt que de se retrancher dans des boycotts improductifs. La vraie bataille se jouera dans les urnes, et c’est là que se décidera la pérennité du parti.
