Réunis à Paris, des membres de la diaspora africaine ont réfléchi aux moyens de transformer les transferts et les talents de l’étranger en projets durables dans l’agro-industrie, la santé, l’éducation et les technologies.
« Back to Africa » veut convertir les ambitions en résultats palpables
Par Chimène Etonde Ekwalla_________
L’Afrique n’a pas seulement besoin de champions du discours : elle a besoin de bâtisseurs capables de financer, d’entreprendre et de rendre compte. C’est à cette exigence que sera confrontée l’initiative Back to Africa, portée notamment par Master Coach Raphaël Djine, qui entend faire de la diaspora un acteur économique de premier plan.
Son pari est audacieux. Mais sa réussite ne se mesurera ni au prestige des rencontres ni à l’enthousiasme des participants. Elle dépendra de la capacité à convertir les ambitions en investissements, les annonces en réalisations et les promesses en résultats tangibles. Combien de projets financés ? Combien d’entreprises créées ? Combien d’emplois générés ? Quels changements concrets dans la vie des populations ? Voilà les indicateurs qui donneront toute sa valeur à cette démarche.
L’expérience de Raphaël Djine dans l’accompagnement de personnes et de projets ayant bénéficié de levées de fonds, ainsi que sa volonté de transmettre son savoir-faire à une nouvelle équipe, constituent des atouts pour amplifier cette dynamique.
Investir en Afrique exige aussi des comptes à rendre…
Toutefois, aucune mobilisation financière ne peut durablement prospérer sans confiance. Réunir des investisseurs dans un hôtel parisien ne suffit pas à déclencher une transformation économique. Encore faut-il que les intentions se traduisent en engagements vérifiables, puis en projets viables et correctement exécutés.
La traçabilité des fonds collectés, la sélection rigoureuse des bénéficiaires, le contrôle des dépenses et la publication des résultats doivent constituer des exigences incontournables. La transparence n’est pas une formalité administrative : elle est le socle de la crédibilité et la condition du renouvellement des contributions.
Les pouvoirs publics africains ont également une responsabilité majeure. La corruption, l’insécurité juridique, l’instabilité réglementaire et les lourdeurs administratives continuent de décourager les investisseurs. La diaspora peut contribuer à financer le développement, mais elle ne saurait se substituer à des États défaillants dans leurs missions de gouvernance.
La diaspora : des transferts familiaux à l’investissement productif…
L’enjeu consiste désormais à élargir la portée de la solidarité africaine à l’étranger. Les transferts d’argent vers les familles répondent à des besoins essentiels, mais ils ne peuvent, à eux seuls, financer l’industrialisation, moderniser l’agriculture, développer les infrastructures ou absorber le chômage des jeunes.
Pourtant, les Africains établis à l’étranger disposent d’un patrimoine qui ne se limite pas à leurs ressources financières. Leurs compétences, leurs expériences professionnelles, leurs entreprises et leurs réseaux internationaux représentent autant de leviers susceptibles de favoriser l’émergence de nouvelles activités économiques.
C’est dans cette perspective que Back to Africa entend rapprocher les détenteurs de capitaux des porteurs de projets. Pour le Cameroun, les secteurs de l’agro-industrie, de la santé, de l’éducation, des technologies et de la transformation locale des matières premières offrent des possibilités à explorer. L’objectif est de faire émerger des investissements capables de créer de la valeur sur place et d’ouvrir de nouvelles perspectives à la jeunesse.
Un fédérateur au service de l’ambition africaine…
C’est précisément sur ce terrain que Raphaël Djine entend imprimer sa marque. Fort de plusieurs années d’expérience dans l’accompagnement de levées de fonds, il mise sur la mise en réseau des compétences et la convergence des intérêts pour donner une nouvelle dimension aux initiatives africaines.
Son profil de mobilisateur, son aptitude à établir des passerelles entre différents acteurs et sa volonté de partager son expérience le positionnent comme un catalyseur de projets et un promoteur de coopérations économiques. Plutôt que de laisser les talents africains de l’étranger évoluer en ordre dispersé, il entend contribuer à leur fédération autour d’objectifs précis.
Le tour du monde qu’il vient d’entreprendre dans plusieurs pays s’inscrit dans cette stratégie d’élargissement des contacts et de recherche de nouveaux partenaires. La constitution d’une nouvelle équipe doit également permettre de prolonger son action et d’en amplifier les effets. Le défi sera de transformer cette capacité de mobilisation en une organisation suffisamment structurée pour soutenir des projets durables.
Paris, point de départ d’une nouvelle dynamique…
Le 11 octobre 2026, à l’hôtel InterContinental de Paris, la diaspora africaine s’est retrouvée autour de Master Coach Raphaël Djine dans le cadre de l’initiative Back to Africa. Au cœur de cette rencontre : la nécessité de mobiliser des capitaux, des compétences et des réseaux pour accélérer le développement du continent.
L’ambition est claire : permettre aux Africains établis à l’étranger de contribuer plus directement à la transformation économique de leurs pays d’origine. À l’heure où l’Afrique regorge de talents, mais peine encore à convertir ses potentialités en richesses partagées, cette initiative entend ouvrir une voie complémentaire aux financements traditionnels.
Le message de cette rencontre parisienne tient en une exigence : l’avenir économique de l’Afrique ne dépendra pas uniquement des ressources qu’elle possède, mais aussi de sa capacité à réunir les femmes et les hommes capables de les transformer en prospérité. En plaçant la mobilisation de la diaspora au centre de son action, Raphaël Djine fait le pari d’une Afrique qui ne se contente plus d’espérer son développement, mais cherche les moyens de le financer.
