Pierre SUKAM a été mortellement atteint hier. C’était au lieu dit Yom III par Bandjoun, aux environs de 19 heures. Dans un tragique accident de la circulation.

Par Thomas Tankou___________

Dans les rues de Bafoussam, tu marchais si fier,
Un homme de combat, au cœur vaillant,
Tes pas résonnaient, guidés par l’espoir,
Attisant la flamme d’un rêve éclatant.

Mais la vie, parfois, engendre des douleurs,
Elle t’a pris trop tôt, dans un instant cruel,
Un tragique accident, un souffle de malheur,
Et voici que nos cœurs portent ce poids éternel.

Tu laissais derrière ton empreinte vivante,
Des luttes inachevées, des promesses issues,
Des voix qui appelaient à une chance flambante,
Un futur meilleur, que la fatalité a tues.

Militant ardent, ton cri de justice vibrante,
Éclairait nos chemins, guidait les incertains,
Ton regard ardent, ta parole insistante,
Portaient l’espoir, comme une lumière dans le vent.

Le temps a filé, emportant tes éclats,
Mais en moi, ton héritage pérennise,
Chaque mot que tu as porté, chaque combat,
Résonne en moi tel un chant, une cerise.

Ami, frère, compagnon aux rêves trahis,
Dans ce monde en noir et blanc, je pleure ton absence,
Ton courage, une flamme, un souffle que je vis,
Une étoile filante, un aspect de la chance.

Aujourd’hui, je pleure un avenir avorté,
Un idéal lumineux, par la douleur gâté,
Mais dans mes pensées, je vois ta lumière,
Ta force, ta passion, un souffle de prière.

Que la mémoire de Pierre Sukam demeure,
Enracinée en nous, telle une terre promise,
Que son esprit guide chaque cœur en labeur,
Pour un combat de paix, une quête, une bise.

Dans les ténèbres, nous portons son flambeau,
Un héritage vivant, un cri pour l’aurore,
Ton exemple éclatant, défiant le chaos,
Nous pousse en avant, à lutter encore.

Alors, cher ami, repose en ce silence,
Sache que ta lutte, tes rêves, perdurent,
Dans chaque pas que nous faisons avec résilience,
Ta voix parmi les nôtres, jusqu’à ce que nous murmurons.