À la veille des ordinations sacerdotales et diaconales prévues ce lundi 29 juin 2026, le Père Évêque a rencontré, au monastère de Babété, les diacres et séminaristes appelés à recevoir les ordres sacrés. Un temps de fraternité spirituelle marqué par l’exhortation à demeurer enracinés dans le Christ et disponibles au service de l’Église.
Mgr Lontsie-Keune rencontre les futurs ordinands à Babeté
Par Thomas Tankou__________
À la veille des ordinations sacerdotales et diaconales prévues ce lundi 29 juin 2026 à la Cathédrale Saint-Joseph de Baleng, la rencontre du père évêque Mgr Paul Lontsié-Keuné avec les futurs ordinands au monastère de Babété s’inscrit dans une dynamique ecclésiale particulièrement significative.
L’événement, présenté comme un temps de partage et d’exhortation, met en relief la dimension spirituelle de la préparation, mais aussi — et c’est l’axe majeur de cette analyse — l’encadrement de proximité exercé par l’Évêque à l’égard de ceux qui reçoivent bientôt les ordres sacrés.
Une continuité ecclésiale : messe pontificale et préparation aux ordinations…
Le récit situe d’abord l’action de Mgr Paul Lontsié-Keuné dans la continuité pastorale : ce dimanche 28 juin 2026, l’Évêque a présidé la messe pontificale à la paroisse Saint Thomas de Baleveng, au cours de laquelle des fidèles du Doyenné de Bafou ont reçu le sacrement de la Confirmation.
Cette mise en place n’est pas anodine : elle rappelle que l’ordination ne se comprend pas comme un événement isolé, mais comme un moment où l’Église locale vit une même grâce — celle de la maturation de la foi, l’enracinement dans le Christ, et l’appel au service.
Le monastère de Babété : un lieu de conversion intérieure et d’écoute…
Le déplacement au monastère de Babété pour un temps de rencontre avec les diacres et séminaristes (appelés respectivement au diaconat puis au sacerdoce) manifeste une pédagogie de la préparation : avant l’ordination, il ne s’agit pas seulement d’instruire, mais de disposer le cœur. Le monastère, par sa vocation spirituelle, devient un espace d’écoute, de fraternité, et de relecture intérieure.
Dans la tradition catholique romaine, cette étape s’apparente à une forme d’accompagnement où l’autorité ecclésiale se fait présente, proche, et spirituellement disponible. Elle prépare concrètement la réception des ordres sacrés en plaçant les ordinands sous le regard de l’Église et de la prière.
La fraternité comme méthode : l’encadrement de proximité de l’Évêque…
1) Une présence personnelle avant l’acte liturgique décisif…
L’un des éléments les plus marquants du récit est la manière dont l’Évêque choisit d’entrer en relation directement avec les futurs ordinands : il ne se limite pas à une préparation administrative ou purement protocolaire. Le texte indique au contraire une rencontre et un partage effectifs au monastère, dans une ambiance fraternelle et spirituelle.
Cet investissement relationnel constitue un signe ecclésial fort : l’ordination, tout en étant un acte liturgique et sacramentel, est précédée — et rendue féconde — par une proximité pastorale réelle. L’Évêque se tient ainsi au côté de ceux qui vont recevoir les ordres sacrés, comme père spirituel de l’Église locale.
2) Une exhortation orientée vers l’appel et la fidélité…
L’exhortation adressée aux futurs ordinands insiste sur des thèmes typiquement catholiques et spécifiquement adaptés au moment immédiat de la préparation :
-demeurer fidèles à leur appel,
-être enracinés dans le Christ,
-rester toujours disponibles au service de l’Église.
Autrement dit, Mgr Paul Lontsié-Keuné rappelle aux ordinands que le cœur de la mission n’est pas d’abord l’efficacité pastorale, mais la fidélité à une vocation reçue de Dieu. Dans une perspective catholique romaine, cela renvoie à la logique de la configuration au Christ et à la disponibilité pastorale qui s’enracine dans la prière et la grâce.
3 ) Un accompagnement qui ne s’épuise pas dans le discours…
La proximité ne se mesure pas uniquement à la parole. Le récit parle d’un temps de rencontre et de partage, ce qui suggère un encadrement où l’Évêque laisse de la place à l’écoute, à l’échange et à l’encouragement. Cette manière de faire est cohérente avec l’accompagnement des candidats aux ordres sacrés : on prépare des serviteurs de l’Évangile, et pas seulement des fonctions.
Une finalité spirituelle : que la grâce mène à la sainteté ministérielle…
En somme, cette préparation ne relève pas seulement d’un calendrier : elle manifeste une manière de gouverner l’Église en père spirituel, qui accompagne les ordonnés en devenir avec une parole guidée par la foi, mais aussi — surtout — par une présence fraternelle et spirituelle.
