Reçu successivement par le Président de l’Assemblée nationale, le ministre du Commerce puis par le Premier Ministre Joseph Dion Ngute, Idriss Confiance Mbé voit son projet de complexe pharmaceutique de Meyo prendre une dimension stratégique. Un chantier estimé à 30 milliards de FCFA, pensé pour renforcer l’autonomie sanitaire du Cameroun et créer des emplois qualifiés.

Quand l’État accompagne le secteur privé dans l’accélération des grands projets

Par Cyprien Afana Tsama__________

Une industrie pharmaceutique en route vers la souveraineté sanitaire…

Au Cameroun, l’industrie pharmaceutique semble enfin quitter le stade des intentions. Le jeune industriel et entrepreneur Idriss Confiance Mbé a été reçu en audience par le Premier Ministre Joseph Dion Ngute, dans le cadre du suivi du projet de construction du complexe pharmaceutique de Meyo (Yicheng Pharmaceutical). Une démarche qui s’inscrit dans une dynamique plus large : transformer des engagements en résultats concrets et faire de la production locale un levier de souveraineté sanitaire.

Une reconnaissance institutionnelle qui change la donne…

La rencontre entre Idriss le jeune industriel et le Chef du Gouvernement ne relève pas d’une simple formalité. Elle traduit, de manière tangible, une reconnaissance institutionnelle des actes du jeune entrepreneur. En effet, avant l’audience auprès de Joseph Dion Ngute, Idriss Confiance Mbé avait déjà été reçu par le Président de l’Assemblée nationale ainsi que le ministre du Commerce. Cette séquence de réceptions successives, au sein des institutions majeures du pays, envoie un message clair : les autorités observent, évaluent et accompagnent désormais un projet industriel porté par un acteur de la jeune génération.

Un projet structurant : 30 milliards pour l’industrie et la santé…

Au cœur des échanges se trouve le grand projet de construction du complexe pharmaceutique de Meyo, estimé à 30 milliards de FCFA. L’enjeu est stratégique : le Cameroun ambitionne de réduire sa dépendance aux importations de médicaments, en renforçant sa capacité de production nationale. Dans un secteur où la disponibilité et la continuité des traitements conditionnent la santé publique, la souveraineté sanitaire devient un objectif opérationnel : produire localement, maîtriser la chaîne de valeur, et sécuriser l’accès aux soins.

Souveraineté sanitaire : passer à l’acte industriel…

La construction de l’usine de Meyo, orientée vers la fabrication de médicaments et de dispositifs médicaux, s’inscrit directement dans cette logique. Il ne s’agit plus uniquement d’évoquer la souveraineté sanitaire, mais de la construire par l’industrialisation : développer des capacités nationales, réduire la vulnérabilité liée aux importations et renforcer la résilience du système de santé.

Partenariat public-privé et suivi des facilités administratives…

L’audience avec le Premier Ministre s’inscrit aussi dans une logique de partenariat public-privé. Le point central de la rencontre porte sur l’évaluation des facilités administratives et des appuis institutionnels déjà mis en place par un comité interministériel, créé sous l’égide des services du Chef du Gouvernement.

Autrement dit, il ne s’agit pas seulement de soutenir un projet “sur le papier”, mais de vérifier la dynamique de mise en œuvre : coordination entre administrations, accompagnement des étapes de réalisation et résolution des blocages potentiels.

Impact socio-économique : des emplois qualifiés pour la jeunesse…

Au-delà de l’aspect institutionnel, le projet comporte une dimension socio-économique attendue. La mise en production de l’usine de Meyo est annoncée comme devant créer plusieurs centaines d’emplois directs et qualifiés pour la jeunesse et les diplômés locaux. Cette perspective est déterminante : une politique industrielle réussie se mesure aussi à ses retombées concrètes en matière de formation, d’employabilité et de dynamisation de l’écosystème économique local.

En définitive, l’audience de Joseph Dion Ngute autour du projet de Yicheng Pharmaceutical confirme une volonté d’accélérer la transformation industrielle au Cameroun. Et cette accélération repose sur une condition : reconnaître les initiatives qui avancent, crédibiliser celles qui investissent, et encadrer celles qui peuvent produire un impact durable.